Galerie vidéo de Souad Guennoun

Casablanca 2010 : Les Ouvrieres du textile au coeur de la crise

Casablanca, capitale industrielle du Maroc, concentre la plus grande partie de l’industrie textile du pays On y fabrique 63% de la production nationale et 64% des exportations, 1.070 usines sont réparties dans divers quartiers de la ville et 106.000 ouvriers, en majorité des femmes, travaillent dans ce secteur.
Au cours des années 1980, les politiques libérales imposent l’ouverture du Maroc aux capitaux et aux marchés étrangers.
Les grandes marques telles que Christian Dior, Armani,Decatlon, Levis, Mark&Spencer etc, destinées aux marchés européens et américains, font fabriquer leurs produits au Maroc par une main d’oeuvre surexploitée et les entreprises du secteur, bénéfi ciant d’avantages fiscaux et de mesures favorables, font des bénéfices fabuleux.
Début 2010, arguant de la crise internationale et cherchant d’autres investissements spéculatifs, les patrons licencient massivement et ferment les usines. Pour se défendre, les travailleurs, hommes et surtout femmes, occupent les usines et organisent des marches et des « sit-in ».
A travers ces luttes dans les usines « Icomail » et « Bogart », les ouvrières et ouvriers de Casablanca témoignent dans ce fi lm de leurs malheurs et de leurs résistances dans le contexte de la crise mondiale. Mais elles font face à un patronat irresponsable et à un gouvernement qui n’ont d’autres réponses que les fermetures d’usines,les arrestations, la saisie des machines, et toutes les formes de répression.

en solidarité avec les luttes ouvrières.
Réalisation et montage : Souad Guennoun – Durée 30 minutes – juin 2010
© Souad Guennoun

L’agro-business européen dans le Souss

… ou la prolétarisation de la paysannerie au Maroc

Dans la plaine du Souss, à quelques kilomètres d’Agadir, capitale touristique réputée pour ses plages dorées, son soleil, ses palmiers, ses arganiers … un paysage de serres en plastique s’étend à l’infini.
Avec les serres plastiques se sont développés dans le Souss des villages-taudis sans équipements sociaux, où s’agglutinent ces déshérités de la mondialisation. Une surexploitation comme au 19ème siècle, avec des technologies ultra modernes.
Un petit paysan, un agronome, des syndicalistes, des ouvriers et ouvrières agricoles témoigent.

Durée 30 mn – Réalisation Souad Guennoun & Marc Ollivier – Octobre 2009 – © Souad Guennoun

La Lutte des ouvrières du textile

Malika, Laïla, Ilham, Khadija, ouvrières dans des usines de textile de Rabat-Salé, témoignent de leurs luttes en tant que femmes, ouvrières, syndicalistes, dansl’usine et au quotidien. A travers la longue grève de SOMITEX, la nouvelle réforme du code du travail,les accords de libre échange, commentle secteur du textile aux bénéfices juteuxs’organise dans le cadre de la mondialisationnéolibérale ? Comment s’organiser, se défendre encherchant des nouvelles formes de luttes dans ce contexte.

Durée : 30 minutes – Sous-titré français – Réalisation : Souad Guennoun – juin 2004 – © Souad Guennoun

Jihad,le gâchis d’une vie

En mai 2007, le réseau RESF Maroc est alerté : un jeune marocain, Jihad, vient d’ être expulsé dans le cadre des politiques de nettoyage de la France prônée par le Ministre de l’intérieur Sarkozy, qui vient juste d’être élu président de la République

A l’âge de 13 ans, Jihad avait rejoint son tuteur en France et, après une période de mise à niveau en français, il effectuait une scolarité satisfaisante au collège d’Orly. Mais alors qu’il espérait être intégré dans un lycée hôtelier de la région parisienne, il a atteint ses 18 ans, l’âge où il lui faut demander une carte de séjour, le préfet du Val de Marne refuse sans explication de lui délivrer une carte de séjour et le voilà, du jour au lendemain, devenu un hors-la loi, un sans-papiers, de par la volonté de Sarkozy d’expulser à tour de bras les étrangers du territoire français.

Jihad témoigne de ce gachîs de vie. Lucile Daumas, membre d’ATTAC Maroc et du réseau RESF, explique le sens de la lutte pour le droit à la circulation des personnes dans le contexte des politiques de fermetures des frontières.

Durée: 18 mn, janvier 2008 – Réalisation et montage : Souad Guennoun – © Souad Guennoun – 2008

L’affaire Annajat

La société Anajat a promis l ‘embauche de 30000 jeunes sur des bateaux de croisières. 90000 candidats de toutes les régions du Maroc se sont inscrits auprès de l’ANAPEC, après avoir payé les frais des dossiers et visites médicales. Aucune personne n’a été embauchée. 7 milliards de dirhams ont été détournés. Sont impliqués : le ministre de l ‘emploi, de l’ Intérieur… 350 jeunes parmi les victimes poursuivent l’occupation et réclament justice jusqu’à ce jour . Cette vidéo donne la parole à quelques unes des victimes vivant dans le squat à Rabat durant août 2003.

Durée : 28 minutes – version française – Réalisation et montage : Souad Guennoun – septembre 2003 – © Souad Guennoun

Les mineurs d’Imini

Six mineurs d’Imini, syndicalistes, de la société SACEM ont été lourdement condamnés pour avoir revendiqué leurs droits et défendu leur dignité. Leur condamnation, suite à un procès monté de toutes pièces a suscité de nombreuses réactions de solidarité dans la région de Ouarzazate, au Maroc et dans le monde. De leur village, Timkit, leurs familles témoignent de leur désarroi face à ces condamnations iniques. Des mineurs d’Imini dénoncent les détériorations des conditions de travail, l’exploitation d’un patronat au dessus des lois, couvert par les autorités, usant de méthodes douteuses pour criminaliser les luttes des mineurs .

Durée : 37 minutes, sous-titré français – 2005 – Réalisation : Souad Guennoun – © Souad Guennoun

Les mineurs de Jbal Aouam

Dans cette région qui ne vit que par la mine, les mineurs de Jbal Ouam ont longtemps constitué un bastion ouvriers de haute combativité. Juillet 2007, les mineurs de Jbal Ouam entrent en grève et occupent la mine. Pour seule réponse, répression et condamnations. Les mineurs témoignent de la dégradation de leurs conditions de travail, de la remise en cause de leurs acquis sociaux, tandis qu’un capitalisme sauvage accumule les profits juteux.

Durée : 25 minutes – Version arabe sous-titrée français – Janvier 2008 – Réalisation et montage : Souad Guennoun – © Souad Guennoun – 2008.

Ana Kifah : Palestiniennes des camps de Beyrouth et Amman

En juin 2002, une mission composée de sept femmes marocaines s’est rendue au Liban à Beyrouth et en Jordanie à Amman pour témoigner de leur solidarité aux Palestiniennes. Cette vidéo donne la parole à quelques femmes palestiniennes vivant dans les camps. Ana Kifah est leur voix plurielle.

Durée 13 minutes – version arabe et française – Réalisation et montage : Souad Guennoun – 2003 © Souad Guennoun

Ifni, la libérée

Les habitants de Sidi Ifni Aït Baamrane se soulèvent contre l’exclusion, chômage et pauvreté en août 2005, juin 2006 et septembre 2007, en vain. Le 30 mai 2008 et durant une semaine, les jeunes bloquent l’accès au port pour exiger la satisfaction de leurs légitimes revendications pour lesquelles ils luttent depuis 2005. Pour seule réponse, le 7 juin 2008, une répression aveugle s’abat sur Ifni encerclée. Dimanche 15 juin 2008, une caravane de solidarité venant de différentes villes du Maroc se rend à Sidi Ifni sous blocus. Les habitants témoignent et mettent à nu les attrocités qui rappellent les sinistres années de plomb.

Durée : 28 minutes, version arabe sous-titrée – français – Juin 2008.

Sous les décombres, la république du Rif

Le 24 février 2004 à 2h20 le matin, le RIF a été secoué par un tremblement de terre qui a fait plus de 1000 morts, des centaines de blessés, des milliers de maisons détruites. Pendant que la plupart des sinistrés,sous les tentes, attendent toujours la reconstruction, les lieux historiques de la République du Rif sont sous les décombres. La révolte gronde dans le Rif désenclavé. Que reste-t-il dans la mémoire collective de la République du Rif, de Abdelkrim? Mohamed Tahiri, chercheur, Ahmed M’Rabet qui a vécu durant 5 ans au Caire auprès de M.Abdelkrim El Khatabi et Houcine M’Rabet,tous membres de la Fondation M. Abdelkrim El Khatabi à Ajdir interdite, témoignent pour ne pas oublier.
Réalisation et montage : Souad Guennoun – Assistant tournage et traduction: Houcine M’Rabet – Durée : 37minutes, version arabe – Octobre 2004 – © Souad Guennoun

Le Rif : les années 1957-58-59

Malgrè la peur toujours vivace, certaines victimes de la féroce répression des années 1957,58,59, dans le Rif, ont accepté de témoigner. Enlèvements, disparitions, assassinats, viols, fosses communes… Toute la vérité reste à faire.

Réalisation : Souad Guennoun – Assistant montage : Houcine M’Rabet -Durée : 45 minutes, version arabe – Janvier 2005 – © Souad Guennoun

Les damnés de Tamassint

Un an et demi après le séisme qui a frappé le Rif,Tamassint et ses environs, particulièrement touchés, n’ont pas bénéficié de l’aide d’urgence. 1800 familles s’organisent dans l’association de Tamassint, refusent l’aide accordée de 30 000 dirhams par maison détruite et exigent la reconstruction par l’Etat des logements sinistrés. Trois membres de l’association sont arrétés et jugés. Le 19 mai 2005, la population de Tamassint organise la «marche de la colère» qui sera réprimée violemment. Tamassint sera encerclée et isolée. Le 29 mai 2005, pour briser le blocus et soutenir la population, une caravane de solidarité se rend à Tamassint à l’appel d’associations venues de Tétouan, Tanger, Nador, Targuist, Casablanca, Agadir et Tata.

Réalisation : Souad Guennoun – Assistant montage : Houcine M’Rabet – Durée : 21 minutes, version sous titrée français – juin 2005 – © Souad Guennoun

Dar Bricha

A Tétouan, DAR BRICHA , a été l”un des nombreux centres clandestins de torture durant les années 1957,58,59. Juste après la signature des accords d’Aix-Les-Bains – qualifiés alors de “nouvelle concession du Maroc” par Abdelkrim El Khatabi – tous ceux qui se sont opposés à ce simulacre d’indépendance seront enlevés, torturés,exécutés par des milices aux ordres du nouveau pouvoir. Les victimes des tortures des années 1957,58,59, dans le Rif, attendent justice.

Réalisation : Souad Guennoun – Assistant : Houcine M’Rabet – Durée : 15 minutes, version sous-titrée français – septembre 2005 – © Souad Guennoun

L’affaire Chrii

Mohamed Rachid Chrii, syndicaliste, défenseur des droits de l’homme, militant altermondialiste a été interpellé le 22 avril 2003. Sauvagement torturé, violé, il est jugé pour vente de hachich, condamné à 18 mois de prison ferme et 4000 dirhams d’amende pour outrage à fonctionnaires, tentative de faire évader un criminel, port d’arme et rebellion. Son procès et sa condamnation ont suscité de nombreuses réactions de solidarité dans sa ville, Safi, au Maroc et dans le monde. Suite à une campagne de soutien internationale, il sera libéré le 7 janvier 2004 avec 33 autres détenus.

Durée : 17 minutes Version française – Réalisation et montage : Souad Guennoun- Janvier 2004 – © Souad Guennoun

L’ère de la mondialisation

Durant l’année 2007, les luttes des travailleurs de la société Médina Bus, de Maroc Télécom, de Poste Maroc révèlent les conséquences de la privatisation des secteurs publics. Un début de résistances des travailleurs et des usagers contre la mondialisation néo-libérale qui démantèle les services publics et transforme notre monde en marchandise. Sur fond de mobilisations et manifestations contre les augmentations des prix, les travailleurs témoignent de la dégradation de leurs conditions de travail, de la remise en cause de leurs acquis sociaux, de la répression syndicale . Au coeur de l’offensive néo-libérale, un combat qui nous concerne tous.

Durée : 25 minutes – Version arabe – Janvier 2008 – Réalisation et montage: Souad Guennoun – © Souad Guennoun – 2008

Forum Social Méditerranée

Le premier Forum Social Méditerranée s’est tenu du 16 au 19 juin 2005 à Barcelone. Il a réuni 5000 participants venus de 40 pays. Vidéo pour rendre compte partiellement des débats, ateliers, conférences et assemblées.

Durée : 30 minutes – octobre 2005 – Réalisation : Souad Guennoun – © Souad Guennoun